Monsieur et Madame Rivaz en tournée de promotion

 

Découvrez leurs aventures !

 

Rencontre du troisième type sous une ombrelle lumineuse

© catherine lovey, septembre 2016

 

On dit que tous les chemins mènent à Rome.
Peut-être bien.
Mais est-ce que les voies de l’informatique conduisent à la littérature ?
Bien sûr que non. Sauf…
Sauf parfois à Sion !
Oui, tout peut arriver dans la capitale valaisanne, même le plus inattendu, surtout quand on se promène sous une ombrelle étincelante.
Mais posons le décor.


    Samedi 24 septembre, le Valais accueille la première édition du Festival du Livre suisse >. Les Arsenaux de Sion sont beaux. Rénovés et agencés selon les critères actuels des lieux qui entendent compter sur la scène culturelle.
    Ambiance sereine à l’intérieur. Des étudiants vont et viennent, indifférents au programme des festivités, trop accaparés par la révision de leurs cours à la médiathèque. D’autres personnes s’activent, impliquées à un titre ou à un autre dans la tenue de ce nouveau rendez-vous livresque. Quant au public proprement dit, il n’est pas encore assez nombreux, par chance, pour manquer d’espace.
    Invités eux aussi par le festival, Hermine et Juste Rivaz > s’y retrouvent, le cœur un peu plus battant que d’habitude. C’est qu’une aventure inédite les attend :
    L’opération « ombrelles ».
    Et voici que, tout à coup, celles-ci se déploient, romantiques en diable, ensoleillées comme une tendre journée d’automne.

    Nées sous l’égide de la Maison éclose >, ces ombrelles lumineuses (qui ne sont pas à vendre ndlr ) ont pour mission de se balader dans toutes sortes de lieux et de proposer, à qui en aurait envie, un petit moment de lecture, quelques secondes même, juste pour soi et juste pour le plaisir.
    Comme elles ne parlent pas toutes seules – pas encore – ce sont des écrivains qui les promènent. À charge pour eux de parvenir à créer, ici et là, des instants suspendus parmi les mots.

    Pas trop leur genre, à Monsieur et Madame Rivaz – et pas le genre de leur auteur non plus – d’oser interpeller le quidam et le « déranger ». Mais grâce à Pierre Crevoisier >, l’un des initiateurs du projet, nous avions compris qu’il ne s’agissait pas du tout de cela. Plutôt d’autre chose, qui aurait à voir avec des mots chuchotés dans une intimité retrouvée, alors que, tout autour, ça continue d’aller, de venir, de s’en aller, et vite et vite…

    Nous étions pourtant dans nos petits souliers, Hermine, Juste et moi, lorsque nous sommes partis à la recherche de notre première bonne « âme ». En chemin, nous avons essuyé quelques refus tranquilles, une dame trop affamée, une autre qui préfèrait lire elle-même, un étudiant déjà en retard. Et soudain, à l’extérieur, voilà qu’un homme se présente dans notre champ de vision, assis sur une borne en pierre, l’air d’avoir tout son temps et le soleil en prime.
    Nous nous approchons et présentons notre affaire. Oui, le monsieur veut bien qu’on lui lise quelque chose. Ça alors ! Afin de nous donner une contenance avant d'entamer la lecture, nous disons quelque chose comme alors vous vous intéressez à la littérature, vous êtes sûrement un grand lecteur ?  Pas du tout, répond-il, j’évolue dans un tout autre univers, l’informatique, voyez-vous, les langages informatiques. Ah bon ! lâchons-nous stupéfaits, mais qu’est-ce que vous faites ici, alors ? Eh bien, je découvre. Je connais peu la Suisse, Sion pas du tout, et j’ai lu dans le journal qu’il y avait cette manifestation, alors je suis venu et, en ce moment, j’attends le départ d’une balade littéraire à travers la ville, annoncée dans le programme.
    Inutile de le cacher, nous sommes très émus, les Rivaz et moi. Voilà qu’un étranger, appelé dans notre pays pour des raisons professionnelles qui n’ont strictement rien à voir avec la littérature, s’apprête à partir pour une promenade éclairée par des textes littéraires, et accepte d’écouter, avec le sourire, le début des aventures d'un couple âgé qui ne veut pas partir en croisière...

    C’en est au point que tant d’ouverture d’esprit, et même de largesse de vue, se doivent à notre avis d’être signalés dans cette chronique, pour le cas où de telles qualités nous inspireraient à notre tour…

    Et c’est lui, notre premier auditeur improvisé, qui nous propose de le prendre en photo avec les Rivaz. Lorsque nous précisons que tel n’est pas le but du jeu, il prend néanmoins la peine de nous signaler qu’étant actif dans la formation spécialisée sur quatre continents, il est suivi sur les réseaux par un nombre plutôt considérable de personnes, et qu’il pourrait bien, ici ou là, avoir plaisir à mentionner sa sympathique aventure sous une ombrelle à Sion.

    Ainsi fut fait.

    Un merci chaleureux à Yann Szwec >, lui-même auteur d’ouvrages portant des titres aussi doux que Comprendre et appliquer le SQL en ABAP, Pratiquer la comptabilité sur SAP, Du Dynpro au WEB DYNPRO en ABAP > etc.

 Yann Szwec sous son ombrelle, autrement dit un visiteur comme on aimerait en rencontrer plus souvent !

Yann Szwec sous son ombrelle, autrement dit un visiteur comme on aimerait en rencontrer plus souvent !